Les animaux abandonnés et ceux qui les recueillent.

Cette étude est le fruit d’une enquête réalisée par la SPA et la Fondation Affinity à laquelle ont répondu 880 refuges, associations avec familles d’accueil, fourrières et associations de « chats libres ». Elle vise à obtenir une meilleure compréhension des parcours et profils des animaux abandonnés ou errants et des défis rencontrés par les structures qui les prennent en charge.

En France, la prise en charge des chiens et chats abandonnés ou errants repose toujours très largement sur le secteur associatif, où bénévoles, salariés et familles d’accueil jouent un rôle essentiel. Cette mobilisation permet chaque année d’accueillir des centaines de milliers d’animaux, mais elle masque aussi la fragilité croissante d’un secteur confronté à une saturation durable de ses capacités. Les structures déclarent des listes d’attente importantes et, faute de places, plusieurs dizaines de milliers d’animaux ont été refusés en 2025.

Infographie de l’Étude sur l’abandon et l’adoption en France 2026

Les chats représentent la majorité des animaux pris en charge, notamment en raison de l’ampleur persistante de l’errance féline et des portées non désirées. Une part importante des chats recueillis est issue de l’errance, tandis que les chiens proviennent plus souvent d’abandons directs par leurs propriétaires. Les motifs d’abandon invoqués restent principalement liés à des difficultés rencontrées par les propriétaires telles que les changements de vie, la perte d’autonomie ou les problèmes financiers. Les problèmes de comportement de l’animal sont également régulièrement mentionnés pour les chiens.

Les associations engagées dans les campagnes de « chats libres » jouent un rôle majeur dans la régulation de l’errance féline et la protection des chats errants. Elles prennent en charge chaque année des dizaines de milliers de chats errants afin de les faire identifier et stériliser avant relâche sur site. Néanmoins, ces actions demeurent freinées par le manque de ressources humaines et financières, sur fond de faible implication des collectivités. De nombreuses structures indiquent devoir limiter, reporter ou abandonner certaines campagnes faute de moyens suffisants.

Les délais d’adoption sont d’environ six mois et une part importante des structures héberge des animaux présents depuis plusieurs années. Fait positif, l’adoption est presque toujours un succès, l’animal étant rarement retourné à l’association qui l’a placé.

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Infographie de l’étude

Rapport des résultats de l’étude